Choisir un poste TIG ne consiste pas seulement à comparer une intensité maximale. Le bon choix dépend d’abord des métaux à souder, du courant DC ou AC/DC, de l’alimentation disponible, du facteur de marche, des fonctions de réglage et de la torche utilisée.
Un TIG DC compact de 200 A peut être parfaitement adapté à l’acier et à l’inox en maintenance ou en fabrication. Pour l’aluminium et certaines applications nécessitant le courant alternatif, il faut généralement s’orienter vers un poste TIG AC/DC. Lorsque les intensités et les cycles de travail augmentent, le choix de l’alimentation et du refroidissement de la torche devient également déterminant.
Dans ce guide, TPS – Tout Pour la Soudure à Grâce-Hollogne, près de Liège explique les principaux critères à vérifier avant de choisir un poste TIG pour un usage professionnel.
Un poste TIG doit être dimensionné comme un ensemble : source de courant + alimentation électrique + procédé DC ou AC/DC + torche + facteur de marche + éventuel refroidissement. Une source capable de fournir une forte intensité n’est réellement exploitable que si la torche et l’installation peuvent également supporter le travail demandé.
Quels critères regarder pour choisir un poste TIG ?
| Critère | Pourquoi est-il important ? |
|---|---|
| DC ou AC/DC | Le type de courant conditionne les matériaux et les possibilités de réglage du procédé. |
| 230 V ou 400 V | L’alimentation influence la mobilité, la puissance disponible et le facteur de marche. |
| Intensité maximale | Elle doit être suffisante pour l’application, mais elle ne suffit pas à elle seule pour comparer deux machines. |
| Facteur de marche | Il permet d’évaluer l’intensité que le poste peut réellement maintenir sur des cycles de travail soutenus. |
| HF ou Lift | Le mode d’amorçage influence la manière dont l’arc TIG est initié. |
| Pulsé | Le pulse permet de faire varier automatiquement le courant entre plusieurs niveaux selon les réglages disponibles. |
| Réglages AC | Sur un AC/DC, fréquence, balance et parfois forme d’onde permettent d’adapter le comportement de l’arc. |
| Refroidissement de la torche | La torche possède elle aussi une capacité thermique et un facteur de marche à respecter. |
| Mémoires et commandes déportées | Elles facilitent les travaux répétitifs et le réglage sans revenir constamment au générateur. |
TIG DC ou AC/DC : quelle différence ?
Le choix entre TIG DC et TIG AC/DC doit être effectué en fonction des matériaux réellement soudés.
TIG DC
Le TIG en courant continu est couramment utilisé pour l’acier, l’inox et de nombreux alliages soudables en courant continu.
Un poste TIG DC est donc souvent suffisant lorsqu’un atelier travaille principalement l’acier ou l’acier inoxydable et n’a pas besoin du courant alternatif.
TIG AC/DC
Un poste TIG AC/DC ajoute le courant alternatif. Celui-ci est notamment utilisé en TIG pour le soudage de l’aluminium avec les réglages adaptés.
Le TIG AC/DC permet également d’ajuster, selon le modèle, des paramètres spécifiques au courant alternatif comme la balance AC, la fréquence AC et parfois la forme d’onde.
Si vous travaillez uniquement l’acier et l’inox, un TIG DC peut être plus simple et parfaitement adapté. Si l’aluminium fait partie des applications régulières, l’AC/DC devient généralement le choix à envisager.
Quel poste TIG pour l’acier et l’inox ?
Pour l’acier et l’inox, le TIG DC couvre une grande partie des besoins professionnels.
Le choix entre une petite source monophasée et une machine industrielle dépend ensuite principalement de l’intensité nécessaire, de la durée des cycles de soudage, de la mobilité et des fonctions recherchées.
Un atelier travaillant principalement des pièces fines ou réalisant des interventions ponctuelles n’a pas les mêmes contraintes qu’une production qui soude plusieurs heures avec des intensités élevées.
Quel poste TIG pour l’aluminium ?
Pour le soudage TIG conventionnel de l’aluminium, le choix s’oriente généralement vers une source AC/DC.
Les modèles AC/DC permettent de contrôler les paramètres spécifiques au courant alternatif proposés par le fabricant.
La mention « AC/DC » ne suffit pas à comparer deux postes. Il faut également regarder l’intensité disponible en AC, le facteur de marche, les réglages AC disponibles et la capacité de la torche utilisée.
230 V ou 400 V : quelle alimentation choisir ?
TIG 230 V monophasé
Le monophasé 230 V est intéressant lorsque la mobilité et la disponibilité de l’alimentation sont prioritaires.
De nombreuses sources TIG compactes peuvent ainsi être utilisées en maintenance, dans un petit atelier ou sur des interventions nécessitant de déplacer régulièrement la machine.
Il faut toutefois vérifier les courants d’entrée et les protections demandés par le fabricant : la présence d’une fiche 230 V ne signifie pas automatiquement que la pleine puissance peut être exploitée sur n’importe quel circuit domestique.
TIG 400 V triphasé
Le triphasé 400 V devient particulièrement pertinent lorsque la puissance, le facteur de marche et l’utilisation soutenue prennent davantage d’importance.
Les sources de 250, 300, 400 ou 500 A utilisées en production sont généralement dimensionnées autour d’une installation électrique adaptée à leur puissance.
Ne choisissez pas 230 V ou 400 V uniquement selon la prise disponible. Comparez également l’intensité réellement utilisée, la durée du travail et le facteur de marche demandé.
Combien d’ampères faut-il pour un poste TIG ?
L’intensité nécessaire dépend du matériau, de l’épaisseur, de la préparation de l’assemblage, du type de joint, de la position et du mode opératoire.
Il n’est donc pas pertinent de choisir un poste uniquement avec une règle générale d’ampérage par millimètre.
Il faut surtout vérifier que le poste possède :
- la plage de courant nécessaire au travail ;
- une réserve suffisante pour les applications les plus exigeantes ;
- un facteur de marche adapté au rythme de production ;
- une torche compatible avec l’intensité et la durée d’utilisation.
Pourquoi le facteur de marche est-il essentiel en TIG ?
Le facteur de marche indique l’endurance de la source à une intensité donnée dans les conditions de mesure du fabricant.
Deux TIG pouvant atteindre 300 A peuvent donc avoir des capacités très différentes en production.
Un poste peut délivrer son courant maximal pendant une partie limitée du cycle alors qu’un autre maintient une intensité proche pendant beaucoup plus longtemps.
Pour une utilisation professionnelle répétitive, comparez les machines à 60 % et 100 % de facteur de marche, dans les mêmes conditions de température, plutôt que de comparer uniquement leur intensité maximale.
Amorçage HF ou Lift : que faut-il choisir ?
Amorçage HF
L’amorçage haute fréquence permet d’initier l’arc TIG sans devoir établir un contact direct entre l’électrode tungstène et la pièce.
Il est particulièrement apprécié lorsqu’un amorçage propre et répétable est recherché.
Amorçage Lift
Avec un amorçage Lift, le tungstène est brièvement mis en contact avec la pièce avant d’établir l’arc lors du soulèvement.
Selon la machine, le Lift peut être le procédé TIG principal ou une alternative à la HF.
HF et Lift ne sont pas présents de manière identique sur tous les postes. TPS reprend donc ces fonctions uniquement lorsqu’elles sont explicitement documentées par le fabricant.
À quoi sert le TIG pulsé ?
Le TIG pulsé alterne automatiquement le courant entre un niveau principal et un niveau secondaire selon les paramètres disponibles sur le poste.
Selon la machine, l’utilisateur peut notamment régler la fréquence, le courant secondaire et le rapport cyclique.
Le pulse peut être intéressant lorsqu’il faut mieux maîtriser l’apport thermique ou obtenir un rythme de soudage répétable, notamment sur des assemblages sensibles à la chaleur. Il ne doit toutefois pas être considéré comme automatiquement supérieur au TIG non pulsé.
À quoi servent la fréquence et la balance AC ?
Sur un TIG AC/DC suffisamment réglable, la fréquence et la balance du courant alternatif permettent de modifier le comportement de l’arc.
Fréquence AC
La fréquence AC influence notamment le caractère et la concentration de l’arc. La plage disponible dépend du générateur.
Balance AC
La balance AC agit sur la répartition des phases du courant alternatif. Elle permet d’adapter le compromis entre action de nettoyage et comportement thermique de l’électrode et du bain.
Certains TIG industriels ajoutent également plusieurs formes d’onde ou des fonctions AC plus avancées. Ces possibilités doivent être vérifiées sur la documentation du modèle concerné.
Torche refroidie gaz/air ou refroidie par eau ?
Le choix du refroidissement ne concerne pas uniquement le générateur : la torche TIG possède elle aussi une limite d’intensité et un facteur de marche.
Une torche refroidie sans circuit d’eau reste plus simple et plus légère. Elle convient à de nombreux travaux lorsque l’intensité et les cycles restent compatibles avec ses caractéristiques.
Une torche refroidie par eau utilise un circuit de refroidissement dédié. Elle devient particulièrement intéressante lorsque le travail impose des intensités élevées ou des cycles longs.
Le refroidissement eau devient particulièrement pertinent lorsque le TIG travaille à fort ampérage ou avec un facteur de marche élevé. C’est également un point important en AC/DC lorsque des épaisseurs moyennes à fortes nécessitent une intensité soutenue. Le critère à contrôler est le facteur de marche admissible de la torche, pas uniquement les ampères disponibles sur le poste.
Un poste puissant impose-t-il automatiquement une torche refroidie eau ?
Non.
La puissance maximale du générateur ne signifie pas que cette intensité sera utilisée en permanence.
Le choix de la torche doit être basé sur :
- le courant de soudage réellement utilisé ;
- le facteur de marche de la torche ;
- la durée des cordons ;
- le procédé DC ou AC ;
- l’ergonomie recherchée ;
- les spécifications du fabricant.
TPS distingue donc strictement les machines refroidies gaz/air, les versions eau et les groupes de refroidissement optionnels selon la documentation fabricant.
À quoi servent les mémoires de réglages et les commandes déportées ?
Les TIG les plus complets permettent d’enregistrer des programmes ou des jobs afin de rappeler rapidement des paramètres déjà validés.
Cette fonction devient intéressante lorsque :
- les mêmes pièces reviennent régulièrement ;
- plusieurs opérateurs utilisent une machine ;
- un atelier souhaite standardiser certains réglages ;
- les paramètres TIG deviennent nombreux.
Les commandes à distance, pédales et torches avec commandes intégrées peuvent également permettre de modifier le courant ou certains paramètres sans retourner au générateur.
Les possibilités exactes varient fortement selon les marques et les modèles : une compatibilité ou une référence de commande n’est donc annoncée que lorsqu’elle est confirmée par le fabricant.
Quand le fil froid ou ColdWire devient-il intéressant ?
Sur certaines installations TIG professionnelles, l’apport de métal peut être mécanisé avec un système de fil froid ou une configuration ColdWire.
Cette solution peut devenir pertinente pour les travaux répétitifs, la mécanisation et certaines applications d’automatisation.
Elle ne doit pas être confondue avec le fonctionnement d’un poste MIG/MAG : le procédé reste du TIG, avec un apport de fil commandé séparément.
Les gammes TIG industrielles peuvent aller d’un générateur manuel compact jusqu’à des systèmes avec mémoires, commandes déportées, fil froid et interfaces d’automatisation. Le bon niveau d’équipement dépend du niveau de répétitivité réellement recherché.
Quel type de TIG choisir selon votre besoin ?
| Besoin principal | Orientation à étudier | Critères prioritaires |
|---|---|---|
| Acier / inox, mobilité | TIG DC compact | 230 V, poids, HF/Lift, pulsé, facteur de marche |
| Aluminium + acier/inox | TIG AC/DC | plage AC/DC, fréquence AC, balance, facteur de marche |
| Atelier à forte intensité | TIG triphasé | 400 V, facteur de marche 60/100 %, torche et refroidissement |
| Production répétitive | TIG avec jobs / commandes déportées | mémoires, PowerMaster, pédale, télécommande selon modèle |
| Très forte intensité | Source industrielle + refroidissement adapté | facteur de marche source et torche, alimentation, refroidissement |
| Mécanisation / automatisation | TIG industriel avec fil froid / interfaces | ColdWire, interfaces de commande, répétabilité, intégration |
Comment choisir votre poste TIG avec TPS ?
Pour orienter correctement le choix d’un TIG, TPS a surtout besoin de connaître votre application réelle.
1. Les matériaux à souder
2. Les épaisseurs habituelles et maximales
3. Votre alimentation disponible : 230 V ou 400 V
4. Le rythme de travail : ponctuel, régulier ou production
5. Le besoin en AC/DC : notamment si l’aluminium fait partie des applications
6. La torche envisagée et son facteur de marche
7. Les fonctions utiles : HF, Lift, pulse, réglages AC, jobs, commande à distance, fil froid ou automatisation
À partir de ces informations, TPS – Tout Pour la Soudure à Grâce-Hollogne, près de Liège peut aider à déterminer le niveau de puissance, le procédé, la torche et le refroidissement réellement adaptés.
TPS accompagne les professionnels à Liège, en Wallonie et en Belgique. Lorsque l’équipement et l’application s’y prêtent, un essai ou une démonstration peut être organisé afin de valider le choix sur le besoin réel.
FAQ – Bien choisir son poste TIG
Faut-il un TIG AC/DC pour souder de l’inox ?
Non. L’inox se soude couramment en TIG DC. Un AC/DC peut également fonctionner en DC, mais l’achat d’une source AC/DC se justifie surtout lorsque les applications nécessitent réellement le courant alternatif.
Faut-il un TIG AC/DC pour souder de l’aluminium ?
Pour le soudage TIG conventionnel de l’aluminium, une source AC/DC est généralement le choix approprié. Il faut ensuite comparer l’intensité, le facteur de marche et les possibilités de réglage AC.
Quelle différence entre TIG HF et TIG Lift ?
La HF amorce l’arc sans contact direct entre le tungstène et la pièce. Le Lift utilise un bref contact suivi du soulèvement de l’électrode. Les possibilités exactes dépendent du générateur.
Le TIG pulsé est-il indispensable ?
Non. Le TIG pulsé est un outil supplémentaire permettant de faire varier automatiquement le courant. Son intérêt dépend de l’assemblage, du matériau et de la maîtrise thermique recherchée.
Quand faut-il une torche TIG refroidie par eau ?
Elle devient particulièrement intéressante lorsque l’intensité et la durée de soudage approchent les limites thermiques d’une torche refroidie sans circuit d’eau. Il faut comparer le facteur de marche de la torche à l’utilisation réelle.
Pourquoi comparer le facteur de marche du poste et celui de la torche ?
Parce qu’une source peut être capable de fournir une intensité que la torche ne peut pas supporter pendant la même durée. Le système doit être dimensionné sur son élément limitant.
Besoin d’aide pour choisir votre TIG ?
Le meilleur poste TIG n’est pas nécessairement celui qui propose le plus d’ampères ou le plus de réglages.
C’est celui dont le procédé DC ou AC/DC, l’alimentation, le facteur de marche, la torche, le refroidissement et les fonctions correspondent réellement aux pièces à souder et au rythme de travail.
Lorsque vous contactez TPS, indiquez si possible le matériau, l’épaisseur, l’alimentation disponible et le temps de soudage prévu. Ces informations permettent de dimensionner beaucoup plus précisément un ensemble TIG qu’une simple demande de puissance maximale.
Guide technique TPS – Tout Pour la Soudure. Mise à jour : 12 octobre 2026. Sources techniques : manuels fabricant Lorch et voestalpine Böhler Welding fournis pour les gammes TIG concernées. Les caractéristiques, options de refroidissement, commandes et performances doivent être vérifiées sur la documentation du modèle exact.